fiche descriptive, le retour

Julien:

Age : 18 ans
Taille : dépasse Lilith d'une tête
Cheveux : roux et longs jusqu'a presque toucher les épaules
Yeux : bleus
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# Posté le mercredi 06 juin 2007 08:52
Modifié le vendredi 27 juin 2008 06:48

Lilith, II, 1

Lilith, II, 1
NDA : Et voilà enfin la suite! Je m'étai arrêté d'écrire pendant un moment, donc c'est normal que ça ai mis du temps.
Et j'ai toujours autant de problème de longueur, moi....


Je suis rentrée depuis une semaine. Quand ils étaient venus me chercher, mes parents s'étaient inquiétés de mon mutisme. Ils voyaient bien que quelque chose me préoccupait.
J'ai finalement prétendu m'être disputée avec Damien la veille du retour et que ça m'attristait de l'avoir quitté sur une note négative.
Je n'ai toujours pas réussi à leur poser la question.
Je n'ose pas.
Cette fois ci, je plonge.

« On pourrait regarder un DVD, propose Papa.
Aller Lili. Vas-y. Tu seras fixée.
-Heu... Je peux vous poser une question ?
-Mais bien sûr, Lili, répond Maman.
Trop tard pour reculer cette fois. Je me lance enfin.
-Est-ce que vous m'avez adoptée ?
-Quoi ? s'écrient-ils en ch½ur. Ils ne s'attendaient sûrement pas à ça.
Je continu :
-S'il vous plait... C'est important. Il faut que je sache.
Papa et Maman se regardent mutuellement un long moment.
Et finissent par répondre par l'affirmative.
Je vais m'asseoir sur le canapé, chancelante.
Alors... C'était vrai ?
-Pourquoi vous me l'avez pas dit plus tôt ?! je m'écris soudain.
Je me lève d'un coup et me précipite dans ma chambre. J'ai besoin d'être seule.
Je m'assoie sur mon lit et me met la tête dans les mains.
C'était vrai ! Je suis une hybride ! Mes pouvoirs, ma marque de naissance bizarre, c'est de Satan lui-même que je les tiens !

Il est sept heures du matin.
Je n'ai pas vraiment beaucoup dormi cette nuit. Pas une nuit blanche. Grise plutôt.
Pas la peine d'essayer, je n'arriverai pas à me rendormir. Je décide alors de descendre dans le salon.
Tiens, les parents ont laissé un mot.

Lilith

Nous sommes désolés de ne pas te l'avoir dit plus tôt.
Tu as été trouvée près d'un orphelinat avec un mot indiquant ton nom, ta date de naissance et qu'il fallait tout faire pour que tu est une vie normale, que ne devais rien savoir.
Mais il fallait bien que tu le saches un jour.
Maman et Papa


Suivit ensuite de l'adresse de l'orphelinat.
Je comprend... c'est ma... mère biologique qui...
Mère... qui peux-tu bien être ? Et que c'est-il passé exactement ?
En tout cas, je suis certaine que ce que je pourrai apprendre ne peut pas être pire que ce que je sais déjà.


Je m'excuse auprès de mes parents de m'être peut-être un peu emportée, ils me disent que ce n'est pas grave, que c'est compréhensible...
Je pourrai... profiter du mois de vacances restant pour faire quelques recherches.
Mais pas aujourd'huis...

« Il y a quinze ans, quand tu est née, ta vrai mère t'abandonna, sans doute horrifiée par ton apparence... Tu es une hybride, Lilith. Née d'une humaine et d'un démon.
-Non !
-Si. Et un jour tu me rejoindras, mon enfant.
-Jamais ! »
Je me réveille d'un coup, et me retrouve assise sur mon lit. Je me lève et me dirige vers la fenêtre de ma chambre, laissée ouverte pour profiter de la relative fraîcheur de cette nuit d'août.
J'observe les lumières de la ville.
Depuis les révélations faites par le diable, je dors très mal. Je n'arrête pas de faire des cauchemars.
Je n'ai peut-être pas besoin d'autant de sommeil que la plupart des gens, mais...
Marre de ces nuits à trous... même si ça ne fait qu'un peu plus d'une semaine.
« Il veut peut-être me faire me faire mourir de fatigue, pour j'aille en enfer, et dons rejoigne ses rangs... Heu... non c'est idiot », je dis tout haut.
Je ne mérite quand même pas d'aller en enfer ?
# Posté le dimanche 15 juillet 2007 10:21
Modifié le vendredi 27 juin 2008 06:48

Lilith II, 2

Je m'habille et sort de ma chambre. J'ai le truc ultime pour ne pas faire de bruit quand je me lève la nuit. Je lévite à quelques centimètres du sol.
Je prend la clé de la maison et l'utilise pour ouvrir la porte d'entrer. Je la referme derrière moi.
J'ai besoin de marcher, marcher, droit devant moi, jusqu'à l'aube.
Qui devrait arriver dans une ou deux heures. Je serai rentrée avant que Maman et Papa soient levés.
Ce n'est peut-être pas une bonne idée de sortir seule dans la ville la nuit...

Je marche comme ça un moment dans les rues.
J'essai d'éviter soigneusement les personne qui ont l'air louches.
Je tombe enfin sur une rue ou il n'y a personne.
«Qu'est-ce que tu fais ici à une heure pareille ? demande une voix.
Je me suis trompée, il y a quelqu'un.
Je me retourne. Cette voix appartient à un homme assez... banal. Presque trop.
Qu'est-ce que lui il fiche ici ?
-Hé bien...
-Tes parents savent que tu es là ?
Ce type ne m'inspire pas vraiment confiance.
-Heu... J'aillai justement rentrer... » je fais avant de me mettre à marcher dans la direction opposée à celle où il se trouve. Vite. En fait, je à la limite de la course.
Soudain, il me bondit dessus et me plante ses griffes dans les bras.
Heu... ses griffes ?
J'essaie de le faire lâcher prise. Chaque tentative, par la « magie » ou par la force, ne fait que m'arracher une vive douleur.
Je nous projette avec mon pouvoir vers le mur le plus proche. Il m'amortit le choc, mais lui se prend tout presque sans broncher.
Je répète l'opération, et juste avant que je ne fasse une troisième tentative, un petit, mais aveuglant rayon lumineux vient toucher la créature. Je sens la chaleur de ce rayon passer près de ma tête.
C'est très désagréable.
La chose me lâche en poussant un glapissement dont j'ai du mal à déterminer si il est de douleur ou de colère.
J'atterris assez rudement sur le sol, mais me relève presque aussitôt.
Je dirige mon regard vers l'endroit d'où venait la lumière tandis que mon agresseur s'y dirige tout entier.
C'est ce...jeune garçon ou jeune homme ? Lui qui a envoyé ces photons ?
Juste au moment où la créature bondit, je l'immobilise. Elle se retrouve suspendue en l'air, et avant qu'elle n'ai le temps de vraiment réagir, une sphère lumineuse l'entoure.
Je détourne les yeux de peur de devenir aveugle.
Un cri horrible se fait entendre. Il est soudain interrompu. Il ne reste plus de celui qui l'a poussé qu'un tas de cendres.
Mon sauveur s'approche.
Mais c'est qui ce mec ?
Après ce qu'il vient de faire, je me surprends à m'étonner de la longueur de ses cheveux.
« Ca va ? demande t'il.
-Ca ira, je réponds. Merci en tout cas.
-Je sais pas ce que ce démon te voulait, mais j'allai pas le laisser faire quand même !
-Démon ? je m'étonne. T'es sûr ?
Il enverrai ses serviteurs m'attaquer ?... Et...et si c'était... un test ?
-Il cachait son apparence sous une illusion, et je peux voir à travers.
-Ha...
Est-ce que ça veut dire que mon apparence humaine est bien la vraie ? Il agirait certainement différemment avec moi si...
Une certitude me frappe soudain. Non. Une évidence. Dans mon cas ce n'est pas une illusion. Mes ailes étaient réelles.
-Tu es blessée, dit le garçon aux cheveux longs.
-T'inquiète pas pour moi, je le rassure, ça ira...
Il entreprend de déchirer deux bandes de tissus de son t-shirt blanc pour m'en faire des bandages improvisés bien serrés, qui aussitôt en contact avec ma peau se colorent de sang.
-Quand tu sera chez toi, tu t'occuperas de nettoyer et désinfecter, recommande celui qui a tué le démon. Et à propos, pourquoi tu y'est pas, chez toi ?
-Comment dire... impossible de dormir...Il fallait que je prenne un peu l'air...Que je marche... Et toi ? Qu'est-ce que tu fous ici ? » je le questionne.
Je comprends tout à fait qu'il ne soit pas vraiment convaincu par mon explication.
En fait, j'avais déjà fait quelques sorties nocturnes, par contre je n'étai jamais encore aller hors de vue de la maison.
Il m'explique qu'il chassait les démons : en effet, celui de tout à l'heure n'est pas le seul à sillonner la ville ; il y en a même un peu partout. Le chasseur de démons pense qu'ils reconnaissent le terrain.
Des créatures infernales qui reconnaissent le terrain... Mais que peut-il bien mijoter ?

Nous parlons un peu pendant qu'il me raccompagne chez moi. Juste assez pour que j'apprenne qu'il s'appelle Julien, qu'il a dix-huit ans (je lui en aurai donné moins), et que son père était un ange, qui a ensuite été déchu par dieu et envoyé en enfer. Julien a hérité d'un peu des pouvoirs de son géniteur.
La lumière que j'ai vu, explique t'il, ne fait qu'aveugler les humains mais brûle les « créature de Satan ».
De mon côté, je lui révèle ce que je savais avant de rencontrer le seigneur des enfers. J'omets également de lui parler de ma marque de naissance. Il sait peut-être ce que signifie cette étoile à cinq branches...
Le demi ange me propose de me joindre à lui.
Il l'apprendra peut-être. J'espère qu'il aura eu le temps de me connaître avant.
« Ca marche », je déclare en le regardant droit dans les yeux.
# Posté le dimanche 15 juillet 2007 12:57
Modifié le vendredi 27 juin 2008 06:47

Lilith II, 3

Lilith II, 3
Le soir, sitôt mes parents dans leur chambre, je sors à nouveau de la maison, sauf que cette fois je prends mon propre double de la clé.
Je retrouve Julien dans la ruelle où on s'est rencontrés ce matin.
Un vélo, visiblement le sien, repose à côté de lui contre un des deux murs.
Il m'informe qu'il a vu ces derniers temps que les créatures des enfers semblent se rassembler régulièrement en dehors de la ville, dans la petite forêt. Il me propose de m'emmener les accueillir, en sachant très bien que je vais dire oui.
A deux sur le même vélo, ce n'est pas très pratique mais on s'en sort. Si j'avais su, j'aurai pris le mien.
Une fois sortis de la ville et apparemment hors de vue, je décide de léviter à côté pour ne plus gêner le demi ange.

Nous sommes entrés dans le bois.
« Tu sais où ils vont dans la forêt exactement ? Je demande à Julien.
-Pas vraiment, répond t'il.
-Ha. »
Je nous fais monter dans les arbres pour avoir une meilleure vue, mais aussi une meilleure cachette dans les feuillages ayant résisté à la chaleur écrasante de ces derniers temps. La nuit, on supporte très bien d'être en t-shirt, et le jour celui-ci serait presque de trop.
Je prends bien garde d'être bien accrochée. Et de regarder en bas le moins possible.
Aux environs de deux heures du matin à ma montre, une dizaine d'hommes et quelques femmes de tout types et morphologies, identifiés par l'autre hybride comme démons du même genre que celui qui m'avait attaquée, arrivent dans un petite clairière.
Je nous rapproche le plus silencieusement possible.
Les autres sont occupés à parler entre eux dans un charabia incompréhensible.
Heu...une seconde... C'est un mélange ! Un mélange de je ne sais pas combien de langues différentes. Je le pense car j'ai réussi à capter des mots connus comme « alors », « boss » (ou « bosse » ?) et, plus inquiétant, « zerstören » qui, je crois, veut dire « détruire » en allemand.
Mais pourquoi parlent-ils aussi fort ?
Hé c'est quoi ce bruit ?
Je me retourne vers Julien. Avant que n'ai le temps réagir, ce dernier est déjà au sol, poussé de l'arbre le plus haut des environs (mais pourquoi j'ai choisis celui-là ?) par une créature démoniaque à l'apparence d'un très jeune enfant. La conversation de ses camarades a dut couvrir le bruit de son approche.
J'utilise la « magie » pour descendre et atterris les pieds sur la tête du démon qui était sur le point de ramasser le demi ange, ainsi que pour ne pas perdre l'équilibre.
Je me retrouve à côté du jeune homme aux cheveux longs, qui est inerte. Je crois qu'il s'est cogné la tête sur la grosse racine. Nous sommes encerclés par les serviteurs de Satan. Celui que j'avais assommé en atterrissant se relève et celui qui était dans les branches descend en sautant. D'autres des ses congénères embusqué font leur apparition.
Ce qui doit amener leur nombre à environs une bonne quinzaine. Certains essaient de s'approcher du demi ange. Je les repousse par magie. D'autres s'attaquent à moi. Je tente de les repousser aussi.
Je risque de ne pas tenir longtemps comme ça. Je n'arrive pas à le protéger lui et à bien me défendre en même temps. Ils me lacèrent avec des griffes que je ne vois pas. Et ça ne facilite pas ma concentration.
Plus puissante, il a dit... Non. Surtout pas.
Heu... C'est pas comme si j'avais le choix.
Il suffit de visualiser et de vouloir. Sauf que cette fois-ci, ce n'est pas pour redevenir humaine.
Encore une fois, une paire d'ailes sans plumes et une queue déchirent ma peau et mes vêtements. Mes oreilles deviennent pointues et mes yeux jaunes.
Ca fait un peu mal. Mais très loin de l'intense douleur de la dernière fois.
J'entends tous les bruits de la nuit.
J'entends les respirations des démons et celle de mon nouvel « ami ».
Je vois mes ennemis tel qu'ils sont vraiment. Ils ressemblent à des humains chauves, sauf que leur peau est grise (j'en suis sûre car ma vision nocturne s'est accrue) et qu'ils possèdent de longues griffes recourbées. Et des yeux jaunes.
Je projette contre les troncs alentours les démons qui en avaient profité pour s'attaquer à nous deux.
Nous protéger lui et moi efficacement n'est plus un problème. On dirait que mon pouvoir demande moins de concentration.
Et mais depuis quand Julien est réveillé ? Et pourquoi il reste planté là sans réagir ? Parce qu'il s'est cogné ou à cause de moi ?
Une des créatures me plante ses griffes dans la cuisse mais je ne ressens presque plus la douleur.
Je lui donne un grand coup de poing dans la figure. Ma main traverse sa tête en faisant un grand trou.
Je pense en être la première surprise. Une telle force...
Le griffu remue encore quand je sors mes doigts couverts de cervelle de son crâne. Beurk...
C'est résistant ces bestioles. Les envoyer s'écraser contre le décor ne sert à rien. Ils reviennent aussitôt à la charge.
Ils ne s'occupent plus du tout de l'autre hybride.
Par mon pouvoir ou par ma force ma force physique, des membres sont arrachés, des tête explosées.
Ceux qui ont la tête explosée survivent quelques instants, mais, le cerveau plus ou moins en bouillie, ils ne sont plus vraiment efficaces. Puis ils disparaissent en fumé.
Les autres souffrent de lourds handicaps selon le ou les membres qui leur manquent.
Et quand il ne reste plus un seul démon...
J'ai l'impression de sortir d'un rêve...ou d'un cauchemar.
Je recule de trois pas, terrifiée par moi-même.
Je n'ai pas la moindre idée de la durée du massacre. Mais je ne ressens absolument aucune fatigue.
J'ai les mains pleines de sang, mais je n'ai pas une seule égratignure. Alors que les blessures infligées par le griffu de la ruelle avaient mis quelques heures (ce qui est déjà assez...inhabituel) à devenir des cicatrices que j'avais cachées grâce à des manches un peu plus longues.
Je tourne la tête vers le demi ange. Il va bien, il n'est pas plus blessé que moi. Mais...
Son regard... on peut y voir tout sauf de la reconnaissance pour l'avoir sauvé.
« Tu es une demie démone, c'est ça ? » dit-il.
Il semblait me faire un peu confiance tout à l'heure. Plus maintenant.
Je fais un pas vers lui. Il recule. Je vais m'asseoir sur une souche en faisant attention à ce que le bout de mes ailes dépasse derrière le bois.
Et là... Je lui raconte tout. Ma rencontre avec Satan. Ses paroles. Le fait que je n'ai pas passé une nuit complète depuis.
Ma peur de moi-même...
Il accepte que je continu à chasser avec lui. Mais je me demande si là-dessous il n'y a pas intention de me tenir à l'oeil.

Fin de l'épisode II
# Posté le dimanche 15 juillet 2007 17:50
Modifié le vendredi 27 juin 2008 06:46

Lilith, III, 1

NDA : Je sais, j'ai mis du temps... un problème prolongé d'ordinateur et une panne d'inspirtaion ont ralentis la publication de cet épisode....pour me faire pardonner auprès des quelques uns qui prennent la peine de me lire, je vais essayer de publier l'épisode IV très prochainement...


Suite à mon combat forestier, les activités démoniaques dans le secteur ont brutalement cessées. Ou alors ils se débrouillent pour qu'on ne les voit pas, Julien et moi.
Les somnifères fournis par le demi ange, ou plutôt par sa mère que je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer, m'empêchent de me réveiller en sursaut à chaque cauchemar. J'ai caché la boîte.
Mes yeux ne sont plus rougis par le manque de sommeil, ce qui enlève à mes parents un sujet d'inquiétude. Ils ont maintenant tout le loisir de se demander où a bien pu disparaître les t-shirts et pantalons que je portais lors de mes deux transformations.
La rentrée arrive, je découvre le lycée. Je ne connais personne ici.
Je reste un peu dans mon coin, à ressasser certaines pensées...
Puis se sont les vacances de la toussaint qui arrive.
Maman, papa et moi faisons nos bagages. Nous allons passer une semaine chez mes cousins, à l'autre bout du pays.
Après de longues heures de route bien ennuyeuses, nous arrivons dans le trou perdu qu'habitent mon oncle, le frère de mon père, ma tante et leurs enfants.
Une fois dans la maison, nous somme accueillis par tonton et tata.
« Où sont Quentin et Elodie ? demande maman.
-Ils sont encore là-haut, répond tonton. Avec leur musique, ils ont dû ne pas vous entendre arriver, et en plus vous êtes en avance...
Mon cousin Quentin arrive à ce moment-là.
Il a dix-sept ans. De taille moyenne, les cheveux bruns bouclés, des lunettes à monture rouge sur le nez, il porte un t-shirt rouge avec un crâne en flammes imprimé dessus. Mignon.
-Bonjour, dit-il. Désolé, on vous avait pas entendu tout de suite. Je vais aller dire à Elodie que vous êtes là...
-Non, j'y vais », je réplique.
Je passe la porte du salon, et entre dans la grande pièce où se trouve l'escalier À ma gauche devant, une porte vitrée donne sur l'extérieure. Une autre identique se trouve dans le salon. En face, une grande étagère pleine de choses et plus à droite un couloir menant à d'autres salle. Le dit escalier (en bois) se trouve à ma droite. Je le monte en prenant bien soin de ne pas poser le pied sur la dernière marche du haut, qui est mal mise.
De la musique filtre à travers la porte juste à droite, mais l'obstacle gêne la compréhension des paroles.
J'entre donc. Cette pièce est comme un grenier aménagé. Dans une bonne partie se trouvent entassés de vieux jouet et jeux de société. Il y a même un billard et un jeu de fléchettes poussiéreux sur le mur du fond. Dans le coin au fond à droite, un bureau sur lequel repose un ordinateur, et à côté une étagère où sont entreposés des jeux pc. Dans l'autre coin droit, on peut voir un canapé bleu (qui peut se déplier pour faire lit deux places) dans lequel est assise ma cousine. Elle joue sur sa console en écoutant sa chaîne hi-fi. Qui fait :
« Ramm-stein
Ein Mensch brennt
Ramm-stein

(...)
Die Sonne scheint »
En me voyant, elle met sont jeu et sa musique en pause, se lève et va vers moi.
Elle a mon âge. Elle arbore de très longs cheveux blonds (son dos est complètement recouvert par sa chevelure), a les yeux bleus, est toute de noir vêtue et affiche un bracelet clouté au poignet gauche.
« Salut Lili ! Ca va ?
-Ouais. Et toi ?
-Ca va. Désolée de pas être descendus tout de suite.
-Pas grave.
-On descend", nous disons en même temps, ce qui fait sourire Elodie.


Et on parle, on parle... surtout les adultes. Ils se racontent notamment tout ce qui s'est passé depuis la dernière fois qu'on s'est vu, à noël dernier. Enfin presque tout. Mes parents ne parlent pas du fait que j'ai...découvert que j'ai été adoptée.
Je vais lire dans la chambre d'amis, au fond du couloir. C'est là que je dormirais durant le séjour. Mes parents, eux, seront dans le canapé-lit là-haut.
Je fais une pause entre deux chapitres pour vérifier un truc dans mon sac, posé à côté du lit.
Heu... attends... ho non...
« Et merde... » je me dis tout haut.
Mais quelle conne ! Comment j'ai pu oublier les somnifères ?!

Le lendemain, après une nuit à trous...
Un petit-déj' en tête à tête avec Elodie parce qu'on était les premières debout...
Une bonne séance de lecture...
Le repas de midi...
Je suis dans le « grenier » avec mes cousins. Elodie est de retour sur la console et Quentin me propose une partie de billard. On joue un peu n'importe comment mais c'est pas grave.
La chaîne hi-fi dit :
« Who's your daddy,
say, who's your daddy ?
Who's your daddy,
girl, who's your daddy ?
Who's your daddy,
bitch, who's your daddy ?
»
« Heu...Elodie...Tu pourrais baisser la musique steuplait ? »
L'interpellée va prendre un casque posé près de l'ordi, le met sur sa tête et le branche sur la machine à musique. Je la remercie mais elle ne m'entend pas.
Cette chanson refuse obstinément de sortir de ma tête.


Note aux incultes : les chansons citées dans tout l'épisode III existent vraiment!
# Posté le mercredi 28 novembre 2007 06:23
Modifié le vendredi 27 juin 2008 06:45