NDA : Je sais, j'ai mis du temps... un problème prolongé d'ordinateur et une panne d'inspirtaion ont ralentis la publication de cet épisode....pour me faire pardonner auprès des quelques uns qui prennent la peine de me lire, je vais essayer de publier l'épisode IV très prochainement...
Suite à mon combat forestier, les activités démoniaques dans le secteur ont brutalement cessées. Ou alors ils se débrouillent pour qu'on ne les voit pas, Julien et moi.
Les somnifères fournis par le demi ange, ou plutôt par sa mère que je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer, m'empêchent de me réveiller en sursaut à chaque cauchemar. J'ai caché la boîte.
Mes yeux ne sont plus rougis par le manque de sommeil, ce qui enlève à mes parents un sujet d'inquiétude. Ils ont maintenant tout le loisir de se demander où a bien pu disparaître les t-shirts et pantalons que je portais lors de mes deux transformations.
La rentrée arrive, je découvre le lycée. Je ne connais personne ici.
Je reste un peu dans mon coin, à ressasser certaines pensées...
Puis se sont les vacances de la toussaint qui arrive.
Maman, papa et moi faisons nos bagages. Nous allons passer une semaine chez mes cousins, à l'autre bout du pays.
Après de longues heures de route bien ennuyeuses, nous arrivons dans le trou perdu qu'habitent mon oncle, le frère de mon père, ma tante et leurs enfants.
Une fois dans la maison, nous somme accueillis par tonton et tata.
« Où sont Quentin et Elodie ? demande maman.
-Ils sont encore là-haut, répond tonton. Avec leur musique, ils ont dû ne pas vous entendre arriver, et en plus vous êtes en avance...
Mon cousin Quentin arrive à ce moment-là.
Il a dix-sept ans. De taille moyenne, les cheveux bruns bouclés, des lunettes à monture rouge sur le nez, il porte un t-shirt rouge avec un crâne en flammes imprimé dessus. Mignon.
-Bonjour, dit-il. Désolé, on vous avait pas entendu tout de suite. Je vais aller dire à Elodie que vous êtes là...
-Non, j'y vais », je réplique.
Je passe la porte du salon, et entre dans la grande pièce où se trouve l'escalier À ma gauche devant, une porte vitrée donne sur l'extérieure. Une autre identique se trouve dans le salon. En face, une grande étagère pleine de choses et plus à droite un couloir menant à d'autres salle. Le dit escalier (en bois) se trouve à ma droite. Je le monte en prenant bien soin de ne pas poser le pied sur la dernière marche du haut, qui est mal mise.
De la musique filtre à travers la porte juste à droite, mais l'obstacle gêne la compréhension des paroles.
J'entre donc. Cette pièce est comme un grenier aménagé. Dans une bonne partie se trouvent entassés de vieux jouet et jeux de société. Il y a même un billard et un jeu de fléchettes poussiéreux sur le mur du fond. Dans le coin au fond à droite, un bureau sur lequel repose un ordinateur, et à côté une étagère où sont entreposés des jeux pc. Dans l'autre coin droit, on peut voir un canapé bleu (qui peut se déplier pour faire lit deux places) dans lequel est assise ma cousine. Elle joue sur sa console en écoutant sa chaîne hi-fi. Qui fait :
« Ramm-stein
Ein Mensch brennt
Ramm-stein
(...)
Die Sonne scheint »
En me voyant, elle met sont jeu et sa musique en pause, se lève et va vers moi.
Elle a mon âge. Elle arbore de très longs cheveux blonds (son dos est complètement recouvert par sa chevelure), a les yeux bleus, est toute de noir vêtue et affiche un bracelet clouté au poignet gauche.
« Salut Lili ! Ca va ?
-Ouais. Et toi ?
-Ca va. Désolée de pas être descendus tout de suite.
-Pas grave.
-On descend", nous disons en même temps, ce qui fait sourire Elodie.
Et on parle, on parle... surtout les adultes. Ils se racontent notamment tout ce qui s'est passé depuis la dernière fois qu'on s'est vu, à noël dernier. Enfin presque tout. Mes parents ne parlent pas du fait que j'ai...découvert que j'ai été adoptée.
Je vais lire dans la chambre d'amis, au fond du couloir. C'est là que je dormirais durant le séjour. Mes parents, eux, seront dans le canapé-lit là-haut.
Je fais une pause entre deux chapitres pour vérifier un truc dans mon sac, posé à côté du lit.
Heu... attends... ho non...
« Et merde... » je me dis tout haut.
Mais quelle conne ! Comment j'ai pu oublier les somnifères ?!
Le lendemain, après une nuit à trous...
Un petit-déj' en tête à tête avec Elodie parce qu'on était les premières debout...
Une bonne séance de lecture...
Le repas de midi...
Je suis dans le « grenier » avec mes cousins. Elodie est de retour sur la console et Quentin me propose une partie de billard. On joue un peu n'importe comment mais c'est pas grave.
La chaîne hi-fi dit :
« Who's your daddy,
say, who's your daddy ?
Who's your daddy,
girl, who's your daddy ?
Who's your daddy,
bitch, who's your daddy ? »
« Heu...Elodie...Tu pourrais baisser la musique steuplait ? »
L'interpellée va prendre un casque posé près de l'ordi, le met sur sa tête et le branche sur la machine à musique. Je la remercie mais elle ne m'entend pas.
Cette chanson refuse obstinément de sortir de ma tête.
Note aux incultes : les chansons citées dans tout l'épisode III existent vraiment!